Mes nouveaux plafonds

 

 

Doit-on toujours considérer un chantier comme un état transitoire entre l’inexistant et le bâtiment érigé ? L’affirmer serait ignorer tout le processus d’appropriation à la fois par les travailleurs et par ceux qui squattent les chantiers laissées à l’abandon et qui y laissent des traces. Ce serait surtout ignorer cette présence matérielle de pierre, de sable, de traces d’humains. Quel est finalement le neuf si ce n’est ce que nous décidons de voir sans a priori. Mon travail veut interroger le vieux et le neuf. Trouver ce qu’il y a d’achevé dans l’inachevé et inversement, faisant de l’entre deux, un état à part entière. Cette recherche de traces révèle une vision du temps dans un éparpillement dans l’espace de marque de divers instants. Ces traces, je les puise dans la ville de Lubumbashi, qui présente à la fois des styles architecturaux d’inspirations coloniales et des constructions plus récentes.
Georges Senga Assani.

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